Roseline Steinmann
Coach professionnel
Titulaire de la Société Française de Coaching

Distanciation physique, nouvelle norme du lien social

Ce qu’implique le visio-coaching

La nécessaire distanciation physique nous oblige à garder nos distances et à limiter nos contacts. 

Alors à distance, on compense le manque, on trouve des moyens de recréer les conditions du lien et de la coopération, aussi près que possible de ce qui nous est familier.

Visioconférence, appels en vidéo, téléconsultation… la technologie vient au secours de la distanciation physique. Et la vidéo se généralise au travail.

En partage ici,  quelques observations sur la vidéo comme outil de la relation, de la coopération, qui concernent ceux qui travaillent avec cette technologie,  nous sommes nombreux dans cette période. 

Et pour les coachs : la vidéo a un impact important sur la qualité de la présence dans la relation ! 

Il est donc plus qu’utile de se demander ce qu’on donne à voir en vidéo, et d’interroger aussi ce que l’on voit, ou de le prendre en compte.

Car en vidéo, le VISUEL prend toute la place au détriment des aspects kinesthésiques et autres sens : toucher, mouvements du corps, odeur, parfum, ouïe…

COMMENÇONS PAR LE CADRE !

S’il ne s’agit pas de mon bureau habituel :

La pièce dans laquelle je me trouve évoque-t-elle bien un cadre professionnel ? Ou … autre chose ? 

Qu’y-a-t-il derrière moi ?  Près de moi ?   Quels bruits de fond y entend-t-on ?

La confidentialité y est-elle parfaitement respectée ?

Cet espace est-il sécurisant et professionnel pour la séance de coaching ?

Alors qu’en présentiel nous travaillons dans un espace unique partagé, un espace contenant, les espaces de vidéo-travail de chacun se rencontrent, pour constituer un même cadre de travail.

 

LE CADRAGE  ? PAS SI SIMPLE

Un cadrage correct, oui : car le visage situé trop haut face à l’écran donne un angle de vue qui peut perturber celui qui nous voit,  voir… prêter à sourire :)

Trop bas aussi d’ailleurs.

Pas trop près. Pas trop loin. Bien centré. Bien placé.

LE REGARD ! 

Difficile de se regarder «dans les yeux», avec la vidéo. Car en fait, si nous regardons notre interlocuteur dans l’écran, notre regard est en biais. 

Demandons-nous  «comment je suis visible dans le regard de l’autre» ?

Pour le «regarder dans les yeux», je dois alors fixer la petite lentille de la caméra… Un peu bizarre non ?  Pas très naturel.   Mais utile à savoir.

Mon client non plus, ne me regarde pas dans les yeux. Mais il me regarde. Je me concentre alors sur ce que je peux capter dans ses yeux quand même.

Cela vaut donc la peine  - par moments, pour donner du soutien, pour encourager, pour être plus présent encore  -  de s’attarder sur la caméra pour «mieux regarder l’autre».

La pulsion scopique    Voir sans être vu  ;)

Ainsi, coacher en vidéo n’est pas un acte anodin.
Pour le coach, pour le coaché, il s’agit d’être vu, d’être sous le regard de l’autre, d’être observé, vu et entendu exclusivement, sans que ce que l’on donne à voir à ce moment-là se dilue dans un décor, dans les mouvements, les déplacements, les respirations, et tout ce qui est perceptible dans la relation à l’autre autrement que par la vue.

Ces constats et propositions sont extraits du travail produit lors de ma dernière séance de supervision collective.       J'en remercie Pierre Brémond, art-thérapeute, coach, superviseur    www.aliactis.com   ainsi que les 3 autres coachs supervisants.


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